Se libérer de nos parents pour devenir SOI

Se libérer de nos parents pour devenir SOI

1 mars 2021 0 Par La Palette d'Alex

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de nos parents et pourquoi il faut les avoir confronté au moins une fois dans notre vie pour s’émanciper d’eux et vivre pleinement SA propre vie.

C’est normalement quelque chose qui se fait naturellement lorsqu’on arrive à l’âge de l’adolescence : c’est la période où l’on s’affirme et où on tient tête à nos parents. C’est une période compliqué pour les parents et pour les enfants et elle dure en général quelques années, le temps de l’adolescence. Pour certains, la crise va durer à vie et pour d’autres, cette crise n’aura jamais eu lieu.

C’est une période où tout se perturbe pour nous, c’est une période où s’affirme, on se découvre nous qui on est, nos goûts, nos envies, nos rêves, nos valeurs, nos principes, nos aspirations, ce que l’on veut faire  ou pas faire et c’est à ce moment là qu’on se rend compte de l’impact de l’éducation de nos parents sur nous, notre construction en tant qu’être et sur notre développement personnel. 

I- Pourquoi il faut se confronter à ses parents au moins une fois dans sa vie ?

C’est important d’être capable de s’émanciper de nos parents et de leur éducation pour se construire, se construire soi de façon saine, sur des bonnes bases et en étant aligné à soi même parce que nous ne sommes pas nos parents et nos parents ne sont pas nous. Nous ne sommes pas une extension d’eux, nous sommes vraiment des êtres vivants à part entière et le problème c’est que les parents vont nous éduquer dans la lignée de leur propre éducation, de leurs propres valeurs et leur propre rêve. On est éduqués via LEUR prisme de pensée, on est d’une certaine façon, conditionné. C’est tout à fait naturel, c’est comme ça que fonctionne la vie mais en terme de développement de soi et de développement personnel, il faut savoir faire un tri arrivé à un âge adulte, mature, où on à acquis une certaine expérience de la vie, dans tout les domaines qui permet de prendre un certain recul.  En fonction des personnes, ce moment arrive à différentes périodes de leurs vies, ça peut être jeune ou moins jeune.

C’est tout à fait naturel, c’est comme ça que fonctionne la vie mais en terme de développement de soi et de développement personnel, il faut savoir faire un tri arrivé à un âge adulte sur ce que nos parents nous ont appris sur ce qui est bon pour nous et sur ce qui ne l’est pas. Si on ne fait pas cette émancipation là arrivé à l’âge adulte, ça va poser des problèmes d’identité qui vont engendrer d’autres problèmes : vous ne savez pas qui vous êtes, vous ne savez pas ce que vous voulez, vous ne connaissez pas vos valeurs à vous, vos principes à vous, vos qualités à vos yeux, vos défauts à vos yeux, quelles sont vos aspirations profondes à vous. Il y a plein de chose que vous allez ignorer si vous ne savez pas qui vous êtes.

 

Le passage au statut d’adulte

Une fois arrivée à l’âge adulte, si vous n’avez pas pris le temps de travailler sur vous ou de déblayer tout ça vous allez rencontrer des difficultés. Ça va vous poser des problèmes de direction, vous ne savez pas où vous avez envie de vous diriger, ni avec qui, dans quel but. Vous allez peut-être passer à côté de plein de choses. Vous ne serez pas maitre de votre vie car vous n’aurez pas retrouvé ce pouvoir là par rapport à vos parents. C’est important d’avoir au moins une fois dans sa vie une confrontation avec vos parents et de dire non. Non, je ne ferai pas ça. Non, je ne suis pas d’accord avec toi. Non, je ne te suis pas reconnaissante pour ça. Non, je t’en veux.  Ça ne veut pas dire que l’on doit leur cracher dessus, on doit aussi être reconnaissant pour nos parents. Mais il y a des choses pour lesquelles on n’est pas reconnaissant et on doit leur dire. À la fois pour eux et à la fois pour nous. Parce que eux, c’est nos parents, ils nous aiment et ils font le meilleur (hormis les parents toxiques). Il n’y a pas de livre, d’école pour devenir parent. Y a que l’expérience, l’école de la vie. Et si tu ne leur dis pas, toi, les erreurs qu’ils ont pu faire, comment tu veux que tes parents s’améliorent, comment tu veux qu’ils progressent ? Comment toi tu peux t’affirmer si tu ne dis pas aux personnes qui t’ont élevé « non je n’aime pas ça «  ? Comment penses tu pouvoir t’affirmer si tu n’es pas capable de dire aux personnes les plus proches de toi « non » ? C’est extrêmement important.

 

Mon expérience personnelle 

Je vais prendre mon exemple personnel : j’ai eu une relation compliquée avec mon père depuis tout le collège environ. Il était très directif, j’avais pas le choix, je devais faire ci, je devais faire ça, c’était comme ça et pas autrement. Si je l’avais écouté, avant et après ma majorité, j’aurai encore dû dépendre de ses choix à lui. Sauf que, heureusement pour moi est arrivé la période de l’adolescence et de la crise d’adolescence. Et je vais vous prendre un exemple tout bête, c’est celui d’un candidat de télé-réalité il y avait la fameuse Amélie Néten. Elle arrêtait pas de crier et elle était chiante, elle arrêtait pas de dire non mais elle m’as fait tilté : si elle, une femme, peut oser la voix et dire non, alors moi aussi je peux dire non. En fait, c’est tout con, mais de voir une personne qui s’affirme face à des hommes, face à des femmes et face à une autorité, ça m’as marqué. Parce que personne dans ma famille s’était jamais vraiment opposé à mon père, tout le monde s’effaçait et s’écrasait devant l’autorité de mon père qui était forte par certains moments et un peu trop dans la dictature à mon goût. Ma mère s’est toujours effacée par rapport à ça et du coup forcément moi aussi je me suis effacée et je m’était « soumise »  inconsciemment à son autorité.  Et là, de voir quelqu’un qui disait non, ça a vraiment créé un déclic chez moi. Donc si elle peux dire non, moi aussi je peux. Je crois que quelques après mon père m’as dit un truc et j’ai dit non. Et je l’ai crié. Je me suis affirmée. Alors j’ai eu chaud, j’avais le coeur qui battait, les mains qui tremblaient mais je l’ai fais. Mon père a été choqué, il est resté la bouche ouverte. Peut-être même que je me suis pris une claque ce soir là mais c’est pas grave ! Parce que pour la première fois, je m’étais imposée MOI. Face à mon père, face à une figure d’autorité, j’ai sû dire non et poser ma limite.

À partir de ce moment là, c’est un travail sur des années bien évidemment, mais j’ai vraiment pu commencer à m’émanciper de mes parents et à vivre pour moi, Alexandra. C’est là où tu commences à sentir ton toi profond.

Mes parents voulaient que je fasse latin, allemand, bac s, études en alternance, boulot salarié bien posé bien tranquille, comme eux avaient connu. C’est une chose que souhaite tous les parents à leurs enfants, d’être en sécurité.

Mais moi, j’avais pas envie de ça, c’était pas le chemin qui m’intéressait. Mes parents voulaient que je reproduis le schéma de mes soeurs ainées, moi je ne voulais pas pour la simple et bonne raison que je n’étais PAS mes soeurs et je n’étais pas comme elles. J’étais différente et c’est normal car tous les frères et soeurs sont différents, il faut pas chercher à se ressembler et ni se comparer.

Le fait de m’affirmer m’as permis de me demander «qu’est ce que je veux en fait ». Parce que mes parents veulent que je fasse ça mais moi non. Mais qu’est ce que je veux ? Qu’est ce que je veux vraiment dans la vie ? Et j’ai réfléchi, j’ai travaillé sur moi, j’ai tatouillé, je suis allée à droite, à gauche pour essayer de trouver ma voie, je me suis mise d’accord avec eux sur le fait que j’allais au moins faire un bts pour avoir au moins un bac +2 et ensuite je serai libre de tenter quelque chose qui me plait. Avec le bts, je me suis rendu compte que je n’aimais pas la vie d’entreprise, que j’avais envie de me diriger vers quelque chose de créatif, d’artistique, d’atypique, j’avais envie de faire quelque chose qui me parlait, qui me faisait vibrer. J’ai décidé de me lancer dans le maquillage. J’en ai parlé à mes parents, sachant d’avance que si ma mère me soutenait, mon père n’approuverait pas et ça n’a pas loupé. Et bah vous savez quoi ? Ça ne m’as pas démotivé, bien au contraire, il pensait ce qu’il pouvait penser, ça ne m’as pas freiner bien au contraire, ça m’as encore plus booster en me disant «  tu ne crois pas en moi, tu penses que tu sais mieux que moi ce qui est bon pour moi, alors tu sais quoi, je vais te prouver que tu as tort et que JE sais ce qu’il y a de mieux pour moi que toi. Avec le recul, bien évidemment que j’ai eu raison de faire ce choix là et d’être resté ferme devant mes parents. Peu à peu, ils ont compris que c’était mon choix et pas le leur et que la décision à savoir quelle voie je choisissais me revenait et qu’ils devaient soutenir même si ils auraient souhaité autre chose pour moi. La décision finale me revenait  et même si leurs conseils étaient les bienvenus je n’étais pas obligé de les appliquer et que c’était ok.

Parce que nos parents ne savent pas forcément ce qu’on vit. Ni ne comprennent.  Et puis c’est bête mais en 2021, c’est pas la même époque que eux ont connu. C’est une toute autre génération, ce qu’ils ont vécu on ne l’as pas vécu et ce que l’ont vit ils ne l’ont pas vécu non plus. L’époque, la société qu’ils ont connu n’est pas la même qu’aujourd’hui ce qui créé un décalage en plus par rapport à nos parents. Il y a quelque siècles ce décalage là était beaucoup moins important car la société mettait des siècles pour changer. Aujourd’hui elle a changé, elle s’est métamorphosée et ce qui était bon pour eux ne l’est plus pour nous. Donc il faut s’émanciper de nos parents, il faut à un certain âge, arrivé à l’âge adulte se confronter avec nos parents, même si il n’y a aucun prétexte, juste dire, « écoutez, Papa, Maman, ce soir j’ai envie de vous parler. Je viens parler en paix, avec amour, d’affectio, de gratitude et de reconnaissance pour tout ce que vous avez fait pour moi, mais il y a des choses que j’ai sur le coeur et j’ai besoin, pas l’envie, le besoin de vous les partager. Vous avez besoin de dire à vos parents, ce que vous avez besoin de leur dire, il n’y a que vous qui pouvez savoir ce que vous avez envie de leur dire.

II – Se confronter à un parent : le moment difficile

Mais parfois avec certains parents c’est difficile. Certaines personnes gardent le statut « d’enfant » dans la relation parents-enfants et ne deviennent pas des adultes par rapport à leur parent. Ils ont du mal à prendre leur indépendance par rapport à eux, restent fusionnels et subissent l’influence des parents, sans s’en rendre compte et de façon totalement inconscientes. Car ces personnes là vont enfouir au fond d’elles-mêmes les nons dits et pour pas que ça perturbe la bonne relation avec les parents, ils vont totalement les ignorer et les mettre de côté, jusque’à oublier parfois certaines choses, qui finissent par revenir parce que les émotions finissent toujours par ressortir d’une façon ou d’une autre.

J’en reviens du coup aux parents à qui c’est parfois difficile de vraiment communiquer car ils se braquent lorsque’une discussion amène un sujet parfois sensible pour eux.

Je pense à une personne notamment avec qui je parlais de ce sujet et qui me disait «  dès que j’aborde ce sujet là avec ce parent là, c’est pas possible, parce que ce parent se braque. Ce parent là ne veut pas en parler.  Du coup cette personne n’osait pas insister, il laissait faire. De la part du parent, c’est rejeter le besoin, légitime, qu’à l’enfant de comprendre certaines choses , de parler de certaines choses, d’avoir des réponses à ses questions, car ses réponses peuvent l’aider à mieux se connaitre, où à répondre à certaines de ses grandes questions (qui est mon père, par exemple). Mais le problème, c’est que cette personne avait besoin d’éclaircir certains points avec son ou ses deux parents mais elle n’as jamais osé le faire car elle fait peur de faire du mal à ses parents. Et c’est normal, c’est légitime d’avoir peur de faire du mal à ses parents, mais c’est nécessaire parfois. Et oui vous leur ferez du mal, mais c’est pas de votre faute et c’est pas votre intention donc pardonnez vous d’avance ou pardonnez vous tout court si vous avez fait du mal à vos parents. Vos parents vous ont fait du mal, vous leur en faite, c’est les relations humaines, c’est humain, tant que l’intention est bonne envers l’autre tout va bien ! Ça fait partir de l’humain d’avoir parfois des rancoeurs ou des sentiments négatifs à propos de personnes qu’on aime, c’est tout à fait normal mais il ne faut pas que ces sentiments là vous freinent sur votre développement personnel à vous parce que c’est vous que ça va bouffer.
Les problèmes que vous n’éclairciriez pas avec vos parents/ ou un de vos parents vont avoir un impact sur votre vie actuelle et sur votre bien-être. Ça peut avoir un très fort impact négatif sur vous et votre façon de construire votre vie si vous ne prenez pas les choses en main, même si il y a plein d’autres choses qui font qu’une personne est abîmée. C’est pas que les parents mais ils ont une responsabilité de 60 à 70% de votre état émotionnel ou de l’état dans lequel vous êtes aujourd’hui, que ce soit par des choses qu’ils ont faite ou des choses qu’ils n’ont PAS faites. C’est pourquoi il est important de poser les cartes sur table avec eux.

Certains parents ont eux-mêmes leurs propres comptes encore à régler avec leurs parents à eux et qui n’ont pas forcément fait de travail sur eux mêmes (parce qu’on est tous des enfants et c’est pourquoi il est important d’avoir travaillé sur soi avant de devenir parents, ça peut faire des générations meilleures) c’est pourquoi il est important de poser des limites à nos parents pour se préserver nous des choses qu’ils leur appartiennent, à eux. Hors, on ne peut poser de limites si on ne s’est au préalable pas affirmer. Et ça n’empêche pas d’avoir une bonne relation avec eux. Je pose ma limite, je dis « non je ne suis pas d’accord avec toi, dans ta façon de communiquer il y a ça, ça, ça que je n’aime pas. À la fin de la conversation ça ne m’empêche pas de le prendre dans mes bras, de lui dire je t’aime, de lui dire merci, de lui expliquer que si je dis ça c’est pour l’aider lui, l’aider moi et avoir une relation encore meilleure. Plutôt que de garder des non dit, des rancoeurs qui encore une fois, vont vous travaillez vous.

III- Conclusion

Il faut s’émanciper de ses parents. Autrement, vous n’allez pas vous sentir libre de vos choix, vous ne serez pas indépendant et c’est pas bon, c’est pas ça la vie et ça risque de faire plus de mal à vous qu’aux autres. Si vous l’avez pas fait, faite le.

S’émanciper ou confronter ses parents ne veut pas dire que vous devez aller au clash ou crier ou dire des choses de ouf. Peut-être que vous avez le sentiment de n’avoir rien à leur dire. Mais on a toujours un truc à dire à nos parents. Toujours. Même si c’est des petits trucs, quelque chose qui parait être une broutille à vos yeux, c’est peut-être quelque chose qui vous a marqué plus que ce que vous croyez . Je vous invite également à vous pencher sur les 6 blessures de l’âme, tout le monde a au moins une ou deux blessures. Peu importe que vous ayez vraiment vécu la blessure ou non, c’est juste qu’à un moment de votre petite enfance vous  avez vécu une situation qui vous a fait sentir d’une certaine façon et ça vous as impacté dans votre développement personnel. Je vous invite fortement à vous renseigner et à travailler sur ces blessures là car elles ont un lien avec nos parents et ont un impact sur la construction de soi, d’où la nécessite de s’émanciper de ses parents en les « affrontant ». Je rajouterai même que vous n’aurez jamais un comportement d’adulte tant que vous ne l’aurez pas fait. Le fait de rester dans la position de l’enfant, même en étant adulte, va vous faire garder des comportements d’enfants : vous fuirez les responsabilités, vous aurez du mal à assumer vos erreurs, vous donnerez l’impression à vos amis, votre conjoint/e, votre boss d’avoir un enfant en face d’eux : vous vous sentirez penaud, vous ne saurez pas quoi dire, vous allez baisser la tête, vous allez avoir le comportement d’un enfant qui se fait gronder lorsqu’il a fait une bêtise et vous laisserez aussi les autres prendrent le dessus sur vous. Vous allez avoir du mal vous affirmer pour vous et pour les autres.